L'intervention médicale forcée continue

L'encerclement par la police du quartier de Kuçukarmutlu à Istanbul s'est resserré,
L'Etat Turc essaye de renouveler l'assaut contre les prisons du 19 au 22 décembre 2000.
Le jeune à mort continu malgré les pressions tant à l'intérieur des prisons qu'à l'extérieur. Yildiz Gemicioglu qui continuait sa grève de la faim, entamée en prison, a été enlevé par des membres de sa famille et par la police, puis a été emmené à l'hôpital de Cerahpasa pour y être médicalisée de force. Par cet acharnement, l'Etat veut rendre Yildiz handicapée à vie. La police qui cerne le quartier depuis deux semaines a profité de cet enlèvement pour resserrer l'étau autour des maisons où des familles et des
ex-prisonniers continuent la grève de la faim en solidarité avec la lutte dans les prisons. Par ces derniers actes, il est clair que l'Etat tente de créer une situation pour massacrer à nouveau. En ce moment, les militaires stationnent autour du quartier, prêt à donner l'assaut, avec en attente des camions de pompiers et des ambulances, de plus en plus présents sur les lieux. Ces préparatifs ne tiennent pas compte des déclarations des grévistes de la faim à la presse nationale et internationale qu'ils s'immoleront à la
moindre tentative d'entrer de force dans les maisons qui les abritent. Un assaut contre le quartier de Kuçukarmutlu est la mort annoncée de nos proches. Avec une telle attitude, l'Etat renouvelle la stratégie employée lors des massacres de décembre 2000. La famille de Yildiz a déclaré à la presse qu'elle n'était pas en grève de la faim à Kuçukarmutlu sous la contrainte d'une organisation mais de leur plein gré. Malgré cette déclaration, l'encerclement du quartier est de plus en plus palpable. Au lieu d'accepter les revendications de nos proches qui sont en grève de la faim de manière volontaire, l'Etat massacre nos proches pour leurs revendications démocratiques.

La résistance de nos proches continuera jusqu'à l'acceptation de leurs revendications, et ne se brisera pas sous la pression militaire.

Retrait immédiat de militaires et policiers du quartier de Kuçukarmutlu
Arrêt des médicalisation forcée des grévistes de la faim

 

Les familles de Tayad.( Association de solidarité entre les familles des prisonniers)